La cohabitation nécessaire ou

quand les animaux relient les citadins

 

Depuis plusieurs années, AERHO agit en faveur d’une organisation éthique des pigeons pour une présence apaisée avec les habitants de la ville.
 

Notre action s’est développée à partir d’une problématique animale avec pour objectifs :

  • la réduction des nuisances,

  • la réduction de la prolifération,

  • le développement d’une protection animale.

 

Mais, notre travail croise souvent le terrain social. Finalement, en s’occupant des animaux, on s’occupe aussi des hommes.

 

Notre analyse repose sur une expérience de terrain et des études scientifiques.

 

Ainsi, notre démarche s’appuie sur diverses réflexions et analyses d’anthropologues et de biologistes, sur la place de l’animal dans le milieu urbain.

Pour Nathalie Blanc, directrice de recherche au CNRS, spécialiste de la nature en ville, « la prise en considération de l’animal et la valorisation de son statut constituent des phénomènes radicalement nouveaux. Si le végétal est depuis longtemps considéré comme un facteur et un instrument de l’amélioration des conditions de vie en ville, l’animal était rejeté du côté des forces destructrices et dangereuses. (…) Le végétal pare et embaume la ville, l’animal la dépare et l’empuantit (…). L’animal n’est pas considéré comme un élément structurant de l’espace urbain, à la différence du végétal, dont l’implantation s’inscrit à la fois dans un ordre esthétique et dans une visée hygiéniste. La végétation est censée avoir un rôle prophylactique, rendre respirable l’air corrompu ; l’air qui circule dans les espaces libres non bâtis chasseraient les miasmes urbains. »

 

D’un côté donc, des politiques urbaines qui recherchent le bien-être commun, entre autres, en s’appuyant sur le développement du végétal et sur la réduction de l’animal, et comme en opposition à ce mouvement, les citadins qui éprouvent un réel engouement pour les animaux de compagnie.

 

D’où l’émergence de réelles tensions entre les habitants avec l’apparition de réglementations contre le nourrissage, contre les déjections canines,… et pourtant nombreux sont les analystes qui s’accordent à faire des animaux, un élément facilitateur des relations sociales tout comme les enfants. Mais tout comme les enfants, il s’agit d’un élément à la fois facilitateur et perturbateur.

 

Nous voyons bien que la question de l’animal dans la ville est tout autant la question de la relation à la nature que la question de la relation à l’humanité comme le précise l'historien Maurice Agulhon.

 

De nombreux séminaires tels que le Symposium du Grand Lyon en 2009 traitent de ce thème :

« Vivre ensemble dans les villes : problèmes nouveaux, solutions inédites,

  • quand bêtes et plantes relient les citoyens,

  • des hommes, des animaux (…) apprennent à vivre ensemble »

 

S’il faut vivre ensemble, humains, animaux et végétaux, il nous faut donc partager l’espace urbain. Cohabiter signifie alors apprendre à gérer les conflits et proposer de nouvelles pratiques. 

 

Les citoyens doivent tout à la fois s’approprier collectivement leur ville tout en y trouvant leur propre espace individuel et accepter la présence de l’autre dans la diversité humaine et animale.

Pour Vinciane Despret, philosophe et éthologue, il est possible de résumer notre histoire récente en trois étapes : « on a d’abord considérablement exterminé, ensuite on a du apprendre à protéger, maintenant il s’agit de découvrir comment cohabiter ». Il ne s’agit donc plus « seulement de protéger des animaux mais de développer des initiatives qui expérimentent avec d’autres vivants, d’autres manières d’habiter la ville et de la ré-humaniser (…) elle mobilise des non humains d’une manière qui relie un peu mieux les humains ».

 

Partant de cette analyse de la ville en devenir, nous proposons de mener des initiatives avec deux objectifs principaux :

  • réduire les tensions liées au partage des espaces entre les hommes et les animaux

  • développer des liens sociaux autour de la question de l’animal : mobiliser les énergies, créer des synergies autour d’actions thématiques

La relation hommes/animaux et la protection animale seraient certes la base, le support de cette démarche mais avec un objectif que l’on pourrait synthétiser de la façon suivante : « Le bien vivre ensemble homme/animal et homme/homme, chacun à sa place avec ses différences »

 

La question de l’animal est ainsi un prétexte pour montrer qu’au sein de la cité, l’autre, cet inconnu, peut être une chance, un atout si l’on apprend à le connaître et si on lui donne sa place.

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